DERAEDT, Lettres, vol. 3, p.233

La maladie de M. Boucarut l’empêche de se rendre à Paris avant un mois. – Dans l’affaire Lévêque, il ne tient qu’à faire la volonté de Dieu. – Il est sceptique sur les chances d’un collège. – Le vent est peu favorable à la maison de Nîmes.

Ma chère fille,

Avec la meilleure volonté je ne puis aller à Paris avant un mois. M. Boucarut(1) est souffrant et me demande de tenir pour se reposer. Rien de plus juste après tout ce qu’il a fait pour moi. Je vous ai déjà écrit au sujet de l’affaire Lévêque. Je ne tiens à rien qu’à faire ce qui est la volonté de Dieu, seulement je n’ai plus la même activité qu’autrefois qui est si utile à un chef de maison. Toutefois je comprends quel coup de main je puis donner. Enfin, au mois de juillet ou à la fin de juin, j’irai à Paris, s’il le faut, et nous verrons(2). Mais je crains qu’un collège ait peu de chances, quoi qu’on en dise, avec notre personnel.

Quant à la maison d’ici, il en sera ce que Dieu voudra, mais le vent ne nous est pas trop favorable. Le scepticisme des parents les repousse vers l’université.

Adieu, ma fille. Tout à vous. Je veux que ma lettre parte ce matin.