Savez-vous, ma chère fille, que j’ai envie de me fâcher? Ne pas m’écrire si la retraite vous a un peu tuée, mais c’est fort mal. Je compte que vous allez me réparer tout cela. Que devient Thérèse? La supérieure, à qui j’ai écrit sur sa santé, n’en est pas inquiète. Isabelle(1) a fait sa retraite, a été reçue adoratrice, a pris l’habit qui lui allait fort bien, et est encore mille fois mieux de ce que je l’ai obligée à faire ce que le bon Dieu lui demandait.
Priez pour ma soeur aînée. J’ai les plus grandes inquiétudes sur elle, le mal gagne tous les jours. Mille choses à vos filles. Nous sommes dans les premières communions, dans les processions, et je n’ai pas le silence de Bollène.
Tout vôtre, ma chère cousine, avec un tendre attachement.

