DERAEDT, Lettres, vol. 3, p.265

Son séjour à Lavagnac et le souvenir de sa soeur lui font du bien. – Il sera à Paris le 7 ou le 8 août. – Peut-être ira-t-il à Ems avec lui. – Clichy ferme. – Nîmes est en suspens. – L’évêque lui offre les missions diocésaines.

Cher enfant,

Je ne suis que depuis deux jours à Lavagnac et déjà je m’en trouve très bien. J’ai surtout besoin de silence. Je le prends tout à mon aise, avec le souvenir de ma soeur qui me suit partout, et, en me faisant pleurer, me fait du bien, car je la crois au ciel et je suis tenté de la prier, au lieu de prier pour elle. Ma mère n’a pu se décider à venir.

Je serai à Paris le 7 au soir ou le 8 au matin. Si je ne suis pas suffisamment remis, j’irai à Ems, où m’envoie Batigue, jusqu’au 5 ou 6 sept[embre]. Si vous avez besoin de plus de temps, précédez-moi; sinon, nous irons ensemble. Vous savez que Clichy se ferme. Je m’applaudis tous les jours de ma décision. Il me semble que j’y avais mis le temps.

Nîmes est en suspens(1). Il serait trop long de vous conter cette histoire. L’évêque m’offre les missions diocésaines. N’en parlez pas trop.

Adieu. Tout vôtre du fond du coeur.