Mon cher ami,
Je vous engage à ne pas aller chez votre oncle, si vous devez aller chez Mme de Narbonne, et à attendre mon retour pour faire votre course. Je tiens très peu au Fr. Charles. Si on le garde, c’est pour plaire au P. Hippolyte. Quant à Mgr Quinn, nous n’avons pas à nous gêner(1). Vous verrez la maisonnette de Mme de Narbonne, puis nous examinerons ce qu’il y a à faire(2)? Nous resterons où nous sommes. Ces changements perpétuels ont de grands inconvénients. On se serrera; voilà tout le malheur(3). M. Barn[ouin] doit être, en effet, traité avec tous les égards(4).
Il faudra avoir beaucoup de F[rères] convers, mais nous n’en aurons pas assez. Ainsi il faudra des domestiques(5). Je vous autorise très volontiers à ne rien faire sans la permission du P. Hip[polyte] ou la mienne(6). Tous les jours je tiens un peu plus à la pratique de l’obéissance. Ce ne sera pas moi qui vous en détournerai. Formez-y les Frères convers, tirez-en tout ce que vous pourrez par le Fr. Raymond et communiquez-leur l’amour de la règle, du travail, de la pauvreté et de la prière.
Adieu et tout à vous en N.S.

