DERAEDT, Lettres, vol. 3, p.291

Il attend lui aussi beaucoup de l’Assomption, mais ce qui importe avant tout c’est de mettre sa confiance en Dieu et de devenir des saints. – M. Chaillot hésite à lui envoyer des religieux comme professeurs. – Les Pères Brun et Cusse ne resteront pas longtemps à Nîmes. – Varia.

Mon cher ami,

J’espère, moi aussi, de l’Assomption et beaucoup. Mettons notre confiance en Dieu et devenons des saints. S’il est vrai que certaines oeuvres ne vont que parce que quelqu’un a voulu qu’elles allassent, je veux absolument que l’Assomption aille, autant que Dieu désire que je le veuille, et j’espère que nous en viendrons à bout. Soyons humbles, charitables, et je vous promets d’être prudent, mais surtout soyons des saints(1).

Vous défendrez au Fr. Louis d’aller chez M. Sabran, et cela de ma part.

J’écrirai directement à M. Chaillot, qui hésite avant de m’envoyer des religieux augustins ou autres pour professeurs(2). Quant aux Pères B[run] et C[usse], ils ne resteront pas longtemps à Nîmes; mais enfin faut-il avoir le temps de les caser. Ecoutez attentivement ce que l’on vous dit, mais au fond du coeur sachez en prendre et en laisser. J’accorde très volontiers que le Fr. Raphaël ne fasse [pas], l’an prochain, l’instruction religieuse. Vous réserverez pour M. Bailly(3) le catéchisme de la première communion.

Adieu, cher enfant. Soyez bon et miséricordieux, et faites des avances à ceux qui ne vous en font pas. Je vous embrasse de toute mon âme.