DERAEDT, Lettres, vol. 3, p.329

Remerciements pour ses prières pour sa mère. – Il est heureux que leur malentendu ait cessé. – Sujets et ressources financières qu’il se propose de lui fournir. – Il attend de lui qu’il donne à ses religieux le moyen de vivre en commuanuté.

Monseigneur,

Vous êtes bien bon de prier pour ma mère. Vous-même avez eu, depuis peu, le malheur de perdre la vôtre et vous comprenez ma douleur.

Je suis bien heureux que notre malentendu ait cessé. Vous voyez qu’en effet, je vous ai envoyé le P. Cusse pour s’entendre avec vous. Je ne veux pas vous donner la peine de venir une troisième fois à Nîmes(1), et comme l’évêque et l’autre grand-vicaire sont absents, je ne puis m’éloigner, mais il me semble très facile de nous entendre. Je vous fournirai les sujets que vous désirerez. Je solliciterai pour vous, ici, tous les secours de la Propagation de la foi et de la Sainte-Enfance. Quand nos ressources nous le permettront, je vous enverrai même de l’argent pour nos religieux. Vous-même leur faciliterez, quand ce sera possible, les moyens de vivre en communauté. Quand ils seront ainsi établis, ils ne seront plus à votre charge. Il me semble que ces conditions sont bien simples.

Si Votre Grandeur veut bien, avant son départ, m’indiquer ce qu’elle voudrait y ajouter, je lui en serai très reconnaissant.

Veuillez agréer, Monseigneur, l’hommage des sentiments respectueux, avec lesquels je suis votre bien obéissant serviteur.