DERAEDT, Lettres, vol. 3, p.346

11 nov 1860 Lavagnac MILLERET Marie-Eugénie de Jésus Bhse

La rente sur laquelle il compte après le partage définitif. – Désintéressement de sa soeur. – Il se reproche de s’être laissé accaparer par les soucis matériels. – Il prie pour sa retraite. – Il est à sa disposition pour la retraite de ses enfants.

Informations générales
  • DR03_346
  • 1499
  • DERAEDT, Lettres, vol. 3, p.346
  • Orig.ms. ACR, AD 1266; D'A., T.D. 22, n. 646, p. 292.
Informations détaillées
  • 1 LUTTE CONTRE LE MONDE
    1 PREDICATION DE RETRAITES
    1 SUCCESSIONS
    2 PICARD, FRANCOIS
    2 PUYSEGUR, ANATOLE DE
    3 AUTEUIL
    3 CLICHY-LA-GARENNE
    3 LAVAGNAC
    3 MONTAGNAC
    3 NIMES
  • A la Mère Marie-Eugénie de Jésus
  • MILLERET Marie-Eugénie de Jésus Bhse
  • [Lavagnac, le 11 novembre 1860](1).
  • 11 nov 1860
  • Lavagnac
La lettre

Je pars demain pour Nîmes, ma chère fille, et si rien ne s’y oppose, je serai à Paris vendredi matin(2), peut-être plus tôt. Quand le partage sera fait définitivement, je pense que les choses s’arrangeront pour que je puisse avoir de 30.000 à 35.000 livres de rente, non pas de suite, mais dans trois ans. Entre ma soeur et moi il n’y a d’autre discussion que de nous favoriser l’un l’autre, car elle n’a pas accepté un arrangement, pour en vouloir un autre qui me donnera plus que je ne pensais. Enfin, à la garde de Dieu. Je crois que je puis compter, dans 3 ans, sur 30.000 francs sans aucune exagération et en tenant compte de l’estimation de mes voisins que j’ai consultés et qui, si je les en crois, portent le chiffre encore plus haut. Faut-il vous dire, à ma honte, que je me suis laissé aller à me perdre dans ces détails et qu’ils m’ont un peu fait oublier la pensée de Notre-Seigneur? Cependant je tiens à vous dire que je pense bien à votre retraite et que je prie pour vous. Je me réserve de vous parler, je ne puis vous écrire.

Si vous me voulez pour la retraite de vos enfants, je suis à vos ordres, car j’ai bien à faire ici pour des arrangements matériels.

Adieu, ma fille. Tout vôtre du fond du coeur.

E.D'ALZON.
Notes et post-scriptum
Ne manquez pas de me faire savoir bientôt si vous voulez que je vous arrive pour votre retraite(3).1. La lettre fut écrite la veille du départ de Lavagnac, qui eut lieu le 12 novembre. Dans sa réponse, le 14 novembre, Mère M.-Eugénie précise que cette lettre portait le cachet du 12 à Montagnac.
2. C'est-à-dire le 16. En fait, il ne partira de Nîmes que le 21 novembre.
3. Mère M.-Eugénie lui répondit qu'elle prenait toutes les dispositions pour que la retraite puisse commencer le dimanche soir, c'est-à-dire le 18. Il aurait aussi, en venant à Paris, à soutenir le P. Picard dans son désir de tout établir pauvrement en quittant Clichy, à donner son avis sur la stratégie à adopter vis-à-vis de l'archevêché pour obtenir le droit de s'installer provisoirement à Auteuil et sur le choix de la maison à acheter.