DERAEDT, Lettres, vol. 3, p.361

M. Baudon peut rester prête-nom s’il le veut bien. – On fera ce qu’on pourra pour obtenir à Montpellier de l’argent et la créance, mais la vente vient un mois trop tôt.

DR03_361
1514
DERAEDT, Lettres, vol. 3, p.361
Orig.ms. ACR, AG 9; D’A., T.D. 27, n. 9, p. 6.

Nîmes, le 12 décembre 1860.
12 dec 1860
Nîmes
Evêché de Nîmes

Mon cher ami,

Je vous ai écrit ce matin de prendre le P. Picard, mais puisque M. Baudon a bien voulu donner sa signature, je pense qu’il peut rester prête-nom, s’il le veut bien(1). Le P. Hippolyte ira demain à Montpellier et s’il peut avoir de l’argent, plus la créance, il la rapportera et l’argent aussi. Nous ferons ce que nous pourrons, mais je n’ose rien promettre de ce côté. Quel dommage que cette vente n’ait pas été différée d’un mois! La chose est faite maintenant; à la garde de Dieu!

Adieu, bien cher. Que de peines dont il faudrait vous remercier, si vous n’étiez pas des nôtres!

Tout vôtre en N.-S.

1. Le télégramme du P. d’Alzon (voir *Lettre* 1513) est arrivé à Paris alors que M. Baudon avait déjà signé le pouvoir qu’on lui présentait. Le P. d’Alzon vient de recevoir la lettre de Vincent de Paul qui le lui apprend et qui explique pourquoi à Paris on hésite à faire marche arrière.