Et moi aussi, cher enfant, j’ai eu ma neige, mon rhume, mes misères de toute espèce. Me voici à la campagne avec un temps superbe pour finir une année bien douloureuse(1). Dieu vous épargne, dans celle qui s’ouvre, les tristesses qui viennent de passer sur mon coeur!
Je crois bien qu’il me faudra décidément vous prendre pour mon tyran. Vous m’exorciserez; mais prenez garde, le diable bat souvent les exorcistes. Je m’occuperai de la créance et de sa négociation, quand je l’aurai; ce qui sera au plus tôt après-demain. Quant à la négociation, il faudra un peu de terre, mais les terres ne se vendant plus ici et les gens ayant de l’argent en masse, il sera possible de trouver quelqu’un qui en veuille.
Adieu, mon cher ami. Priez pour moi, et que cette année nouvelle nous fasse faire à tous un pas de plus vers le ciel!

