Ma chère fille,
Je ne pars que le 19, si je pars. Arrivez donc au plus tôt, si la santé de Mme de Mérignargues le permet. Vous lui êtes bien nécessaire, je crois. Elle s’en va, selon moi, plus vite qu’on ne pense. Gardez ceci pour vous et les vôtres. L’expérience d’Avignon sera une bonne chose, si elle vous empêche de la renouveler l’an prochain. Je ne puis vous écrire que deux mots, j’ai la main fatiguée.
Adieu, ma bonne cousine. Je prie bien pour vous et vos filles. Tout vôtre en Notre-Seigneur.

