Mon cher ami,
Il me revient que vous ne vous soignez pas assez. Vous avez tort et grand tort. Si la maison où l’on vous a installé est trop humide, priez Mme la supérieure de vous permettre de rester q[uel]q[ue] temps encore dans la maison de son frère. Si vous avez trop de Frères convers, vous pouvez nous en envoyer sans aucune difficulté(2).
Souvenez-vous qu’un supérieur n’est pas tenu de se tuer. Il faut faire feu qui dure. Si je voyais chez vous les aspirations des saints vers le ciel, je vous laisserais faire; mais comme je vous connais, mieux vaut ne pas user la chandelle par les deux bouts. Je crois que vous devez examiner avec M. Baudon la question des emprunts et emprunter, s’il le faut, en votre nom, afin de faire acte de supérieur.
Adieu. Tout à vous.
E.D’ALZON.
Dites au Fr. Vincent de P[aul] que je n’ai pas trop compris sa lettre, mais je la relirai. C’est ma faute sans doute(3). Totus tibi.

