A Dieu ne plaise, mon bien cher ami, que je veuille peser sur la détermination de Benjamin, et les raisons que vous m’exposez sont trop bonnes, pour que je ne le laisse pas attendre, supposé qu’un mouvement intérieur ne le pousse pas à partir; auquel cas il ferait bien de suivre son attrait(2). Je crois qu’il est temps de vous rappeler, et si vous pouvez être à Nîmes le samedi avant le premier dimanche de carême(3), vous me ferez plaisir. J’ai un peu faim et soif de vous, et, quoiqu’il ne faille pas s’attacher aux créatures, Dieu ne défend pas d’aimer ses enfants. Ainsi fais-je.
Tout vôtre en N.-S.

