Mon bien cher enfant,
Voilà q[uel]q[ues] jours que j’étais bien préoccupé à votre sujet. Je reçois votre lettre au moment où je termine une messe de l’Association de Saint- François de Sales et à laquelle près de 400 hommes avaient communié(1). Saint François de Sales et la S[ain]te Vierge vous donnent à l’Assomption, et moi je vous accepte de grand coeur(2).
Restez à Paris jusqu’aux examens d’avril(3). A cette époque vous verrez les dispositions des vôtres. S’ils sont résignés, vous les quitterez en leur faisant vos adieux; sinon, vous les préviendrez de votre intention et vous les quitterez en leur laissant vos adieux par écrit, ce qui souvent est le meilleur pour éviter les larmes de la séparation(4). Faites le voeu que vous conseille Mgr de Ségur(5) et croyez bien, cher enfant, que si vous vous attachez à nous, nous nous attacherons à vous avec un lien tout spécial d’affection.
3 fév[rier] 1861.

