DERAEDT, Lettres, vol. 3, p.436

Ce qu’il lui dit des derniers moments de son père est bien consolant pour un coeur chrétien.

DR03_436
1590
DERAEDT, Lettres, vol. 3, p.436
Orig.ms. ACR, AG 19; D’A., T.D. 27, n. 19, p. 13.

[Nîmes, 13 avril 1861](1).
13 apr 1861
Nîmes

Mon bien cher ami,

J’ai dit ce matin la messe pour votre père; ce soir, on a prié pour lui à la chapelle. Dites à tous les vôtres combien je pense à lui et à eux. Ce que vous me dites de ses derniers moments est bien consolant pour un coeur chrétien. J’ai reçu vos deux lettres; en voici deux autres qui vous sont adressées et que je vous renvoie sous le couvert de la mienne.

Il paraît qu’il me faut être le 29 à Paris. Adieu, mon bon ami. Croyez que j’entre bien tendrement dans toutes vos douleurs. Hélas! je les connais. Tout vôtre en N.-S.

Samedi soir.
1. Le P. d’Alzon ne dut apprendre la mort de M. Bailly que le 14. C’est ce jour-là en tout cas qu’il en communiqua la nouvelle aux religieux de Nîmes (lettre de Galabert). Quand il écrit à Vincent de Paul, il a reçu de lui deux lettres écrites toutes deux – l’une le 11, l’autre le 12 – avant la mort de son père, qui survint le 12 à 6 h. du soir.