Nous ne cessons, mon cher ami, de prier pour votre père, et je vous assure que son départ réveille dans mon coeur des souvenirs trop précieux, pour que je ne me croie pas obligé de lui payer une grande dette de reconnaissance(2). Je l’ai recommandé aux Conférences de l’Assomption et de la ville. Dieu, qui lui a fait la grâce de conserver la possibilité de penser à lui longtemps après que son intelligence semblait endormie, lui a donné cette faveur surtout pour les siens qui peuvent y voir le gage de la grande grâce, celle d’une prompte entrée dans le ciel. Tous vos Frères ici partagent votre douleur et prient pour cette chère âme et pour tous les vôtres.
Adieu. Vous savez que je ne puis pas longtemps écrire, et j’ai aujourd’hui un peu de [fièvre] bénigne. Tout à vous, avec ma bien tendre affection.

