Messieurs,
Je viens réclamer vos suffrages pour les Elections prochaines, où vous aurez à choisir un nouveau Membre du Conseil Général de l’Hérault(1).
Ma démarche est une réponse à l’appel qui m’a été fait par un certain nombre de vos plus honorables concitoyens. S’il se fût agi de combinaisons politiques, j’eusse demandé à rester dans la sphère de mon ministère sacré, où assez de devoirs réclament tout le temps et toute l’indépendance du prêtre; mais on veut bien me dire que je puis, par ma candidature, vous fournir l’occasion de montrer qu’au-dessus des rouages de l’Administration, dont le Conseil Général a le contrôle, vous aimez à voir les principes religieux toujours debout. Le choix que vous feriez de moi serait une manifestation de votre foi, que semblent nécessiter les circonstances présentes. Tel est, Messieurs, le motif qui me rendrait heureux de voir mon nom favorablement accueilli par les Electeurs du deuxième Canton de Montpellier(2).
Montpellier, 9 juin 1861.

