Mon cher Philippe,
Vous recevrez demain ou après-demain la procuration dont vous avez besoin. Je l’ai faite faire par un des meilleurs notaires de Paris.
Vous pourrez alors menacer les laveurs de laine des huissiers dès que vous aurez reçu ma lettre, la clause qui les concerne est à la marge.
Vous donnerez 50 frs aux Frères.
Vous irez chez M. Capion(1). Vous lui offrirez les 2.500 frs de Cablat comme preuve de mon désir d’éteindre la dette. S’il n’a pas de réponse, vous le prierez d’en solliciter une courrier par courrier; s’il refuse vous enverrez les 2.500 frs à M. Galabert, à l’Assomption, Nîmes.
Il faut écrire une seconde lettre à Mme de Tessan(2).
Je pense, si je n’en suis pas empêché, aller au Vigan vers le 10 ou 12 septembre. Vous pourrez m’écrire au Vigan s’il y a quelque chose de nouveau.
Adieu, mon cher Philippe, tout à vous.

