DERAEDT, Lettres, vol. 3, p.523

Pourquoi il est ravi de la savoir fort occupée. – A Bordeaux, n’aurait-elle pas trop tout absorbé en elle? Qu’elle y fasse attention à Auteuil. – Qu’elle agisse avec tact en quittant le P. Laurent pour le P. Picard.

DR03_523
1680
DERAEDT, Lettres, vol. 3, p.523
Orig.ms. AC R.A.; D’A., T.D. 40, n. 45, pp. 364-365.

[Nîmes], 15 oct[obre 18]61.
15 oct 1861
Nîmes
*Soeur M.-Marguerite.*

Ma bien chère fille,

Je suis, moi, ravi que vous ayez énormément d’ouvrage. Cette multitude d’occupations absorbera mieux votre activité que la manière dont on vous a reproché de vous absorber en quelques personnes ou quelques enfants; surtout si vous réservez un peu de temps pour l’étude et si vous ne préparez pas vos cours trop négligemment.

Vous dites que vous n’avez pas été regrettée à Bordeaux(1). Si cela est, savez-vous quel en serait le motif? C’est que peut-être vous auriez trop tout absorbé en vous, involontairement sans doute; mais enfin on vous a fait ce reproche et je le crois un peu fondé. Je vous en parle, afin que vous y fassiez attention à Auteuil.

Quant au P. Picard, j’approuve tout à fait. Seulement vous profiterez de la première absence du P. Laurent, afin de ne pas trop le planter là sans apparence de raison. Quant à moi, j’aurai toujours du bonheur à être votre père. Je suis de retour d’une absence de quatre jours(2) qui en bonne règle aurait dû se prolonger jusqu’à après-demain. Mais déjà j’ai du travail en retard et c’est pourquoi je suis court.

Adieu et tout vôtre en Notre-Seigneur. Je ne me relis pas, mais je vais bien.

1. Soeur M.-Marguerite a été rappelée à Auteuil. 2. La lettre du même jour à Mère M.-Eugénie parle d’une absence de 48 heures. Sans doute est-il arrivé à Lavagnac le 12 au soir et rentré à Nîmes le 15 au matin.