DERAEDT, Lettres, vol. 3, p.524

Il est très pris. – Tenir ferme pour Saint-François de Sales. – Il a engagé l’évêque à protester en public. – M. Creissel aurait été choisi comme grand-vicaire par l’évêque de Montpellier.

Mon bien cher ami,

Je cherche depuis huit jours une minute pour vous écrire. Ce que mon temps devient, Dieu le sait. Je vous écrirai, sous peu, sur votre conscience.

Je pense qu’il faut tenir ferme pour Saint-Fr[ançois] de Sales(2). On a beau dire, si nous sommes battus, c’est que la force a trop cédé à la prudence. L’indignation la plus violente se manifeste. Il faut en tenir compte vis-à-vis des masses, à qui on peut en communiquer quelque chose, non pour les soulever, mais pour les porter à défendre leurs droits. Je vous engage à parler dans le sens de l’énergie. J’écris à l’évêque, qui est en tournée, pour l’engager à protester en public(3).

L’évêque de Montpellier(4) vient, dit-on, de choisir pour son grand-vicaire le prêtre de son diocèse en qui j’ai le plus de confiance, M. Creissel, ancien curé de Cette.

Adieu. Tout vôtre.

Prions et convertissons-nous.