DERAEDT, Lettres, vol.4 , p. 14

Il lui eût été personnellement plus agréable de rester à Paris. – Invitation à déjeuner à adresser au P. Monsabré.

Ma chère fille,

J’aurais quelque scrupule à vous écrire pour ne pas vous dire grand’chose, mais il me semble que votre dernière lettre était un peu froissée de ce que j’avais laissé la décision du voyage de B[ordeau]x et de la retraite entre vos mains; et je voudrais bien que ma chère fille fût convaincue qu’il m’eût été personnellement plus agréable de rester à Paris. Quoi qu’il en soit, je veux vous dire que je souhaite de tout mon coeur que cette si courte visite vous soit bonne et très bonne. Pourriez-vous, puisque j’y pense, faire prier le P. Monsabré de venir déjeuner lundi(1); j’avais pensé à samedi, mais ce jour-là il aura des confessions. Enfin arrangez, je vous prie, la chose. Il n’est pas venu à Nîmes, comme il l’avait promis; son supérieur me doit un dédommagement. Je n’ai pas grand’succès avec les hommes, sauf les prêtres; avec les femmes, c’est différent.

Adieu, ma fille, à après-demain matin. Je pense pouvoir dire ma messe à 7 heures.