Je prierai et ferai prier pour votre oncle, chère enfant, mais à titre de revanche vous prierez pour M. Vernières, mort le jour de l’Im[maculée-] Conc[ception], au sortir du sermon. Il avait dit la messe le matin. C’était mon ancien directeur(1). Il avait dit la messe le matin(2). C’était un saint, mais le purgatoire est une si terrible chose! La mort semble m’environner, ces jours-ci. Constamment j’a[pprends] la nouvelle de quelque personne disparue. Ah! mon enfant, si nous pensions à l’éternité, quel sacrifice serait pénible?
Tâchez d’être tous les jours un peu plus généreuse. Vous êtes faible. Si par la prière vous obteniez un peu plus de force morale, quels services ne rendriez-vous pas à votre Congrégation! Mais vous êtes comme ces belles pousses de l’année qui se balancent avec grâce sous le souffle du vent, mais qui veulent des tuteurs et cassent si l’on s’appuie trop sur elles. Je vous souhaite de devenir bois dur.
Adieu, mon enfant. Mille fois vôtre en Notre-Seigneur.

