DERAEDT, Lettres, vol.4 , p. 128

Je voudrais vous donner l’habit en même temps qu’à ma cousine. – Ce sera une vraie joie pour moi de vous revoir dans trois semaines.

DR04_128
1852
DERAEDT, Lettres, vol.4 , p. 128
Orig.ms. AC R.A.; D’A., T.D. 35, n. 17, pp. 71-72.

[Nîmes, fin-octobre 1862](1).
oct 1862
Nîmes
*Camille Rozet*.

Je présume, ma chère enfant, que vous aurez envie de prendre l’habit, et que vous aurez pris vos mesures pour qu’on vous le fasse prendre. Je voudrais bien vous le donner en même temps qu’à ma cousine, qui a si bien l’heur de vous plaire.

Ce sera pour moi une vraie joie de vous revoir dans trois semaines, surtout si j’apprends que ma très chère fille est devenue une véritable perfection. Adieu, chère enfant. C’est sur ce bon goût que je vous quitte. Rien n’est bon comme de s’attendre à voir ses espérances réalisées dans la personne des gens qu’on aime bien.

Tout à vous en Notre-Seigneur.

1. Datée de *janvier 1863* par les T.D., mais à ce moment le P. d’Alzon, qui préparait son voyage à Constantinople, ne pouvait fixer à sa correspondante le rendez-vous dont il est question dans cette lettre. Nous savons que la vêture de plusieurs postulantes de l’Assomption (dont Camille Rozet et Thérèse de Rocher, *ma cousine*) avait été prévue pour le 21 novembre 1862 à Auteuil (Lettre du 21 octobre de Mère M.-Eugénie). En fait, le père de Camille s’y opposa, et la vêture de sa fille n’eut lieu que le 25 mars 1863. – Le P. d’Alzon quitta Nîmes pour Auteuil le 16 novembre.