DERAEDT, Lettres, vol.4 , p. 345

Le frère de Soeur Madeleine-Eugénie. – M. Malarte. – Montpellier est en révolte contre l’évêque. – L’évêque de Poitiers ne va pas à Nîmes. – Deux entrées.

DR04_345
2043
DERAEDT, Lettres, vol.4 , p. 345
Orig.ms. ACR, AD 178; D’A., T.D. 23, n. 750, p. 95.

[Nîmes,] lundi matin [6 juillet 1863](1).
6 jul 1863
Nîmes

Ma chère fille,

Veuillez lire la lettre ci-jointe. Elle est un peu sèche, mais les Jassaud sont un peu absurdes. Si Soeur Mad[eleine]-Eug[énie] est peinée vous adoucirez ma rudesse, en lui faisant comprendre que son frère(2) est fait pour le clergé séculier comme moi pour prendre la lune avec les dents.

Pas de réponse de Mme de Rocher(3). Je crois que M. Malarte va être impossible comme confesseur extraordinaire(4). Je verrai ce soir M. Revoil. Montpellier est en révolte contre l’évêque. L’évêque de Poitiers ne vient pas à Nîmes; c’est peu aimable. Si j’avais su, je me serais moins gêné pour sa retraite et je serais allé en Belgique(5). Aujourd’hui, il nous est entré deux Frères, un convers, un de choeur, notre ancien élève.

Mille fois vôtre en Notre-Seigneur.

1. Le 12 juillet 1863, un dimanche, la Mère Marie-Eugénie de Jésus répond à cette lettre, qui est donc du 6 juillet. 2. Pierre-Numa de Jassaud, séminariste. 3. A propos de la dot de sa fille. 4. Des religieuses de l’Assomption à Nîmes. 5. Mgr Pie était attendu à Nîmes pour y prêcher à l’occasion de la consécration d’une église. C’est la retraite pastorale de Poitiers (19-25 août) promise à Mgr Pie qui empêcha le P. d’Alzon d’assister au Congrès de Malines (18-23 août).