Cher ami,
Je ne sais si cette lettre vous arrivera à temps. Ce que j’ai à vous dire est fort peu de chose; seulement je sais que l’agent consulaire a envoyé à Paris un rapport extrêmement flatteur sur votre compte; lequel rapport a donné à M. de Banneville(1) l’envie de me voir. J’ai déclaré qu’après la manière peu aimable dont j’ai été accueilli au ministère, j’attendrais qu’il vienne vers moi(2). Il paraît qu’il viendra me voir demain ou après-demain.
En second lieu, M. de Briey est venu me voir hier; il compte être à Constantinople vers la fin d’octobre. Il désire se mettre dans les meilleurs termes avec vous. Enfin, j’ai vu le P. Petétot et Lescoeur et M. de Baudicour(3); ils sont convenus de marcher d’accord, et j’en espère beaucoup. Je prêche trois fois par jour; il faut que je m’arrête.
Adieu. Tout vôtre.

