Il y a vingt ans, ma chère fille, que j’ai eu le bonheur de vous connaître à Alais, et voilà que je reviens à Alais d’où je tiens à vous écrire, pour vous répondre sans doute, mais aussi pour vous dire que je suis fidèle aux vieux souvenirs(1). Ce n’est donc qu’un mot de bonne et bien tendre amitié que je vous envoie aujourd’hui; je prêche la retraite aux Dames de Miséricorde. Je serai à Paris dans quelques jours, le 29, et je tiens à vous y voir; vous m’y ferez donner votre adresse. J’irai vous voir chez vous, et je ne craindrai pas d’y être dérangé.
Adieu, ma chère fille. Au grand plaisir de vous revoir bientôt.

