Mon cher ami,
Votre long silence fait que vous ne méritez guère qu’on vous écrive. Cependant, j’ai à vous envoyer une lettre de Philippopoli, plus une lettre ou note sur M. Vernazza(1) qu’il vous faudra faire parvenir à M. de Latour; plus j’ai à vous donner une commission pour Mme Petel. Pourrai-je avoir le passage gratuit aux troisièmes pour deux Grecs, qui viennent en France pour faire partie de notre Congrégation et retourner ensuite en Orient faire l’école? Si M. de Banneville est aussi bien disposé qu’il me l’a promis, cela sera accordé.
Je prêche(2) et ne suis pas mort. Je voudrais trouver des vocations et ne suis pas plus heureux que vous. Enfin, nous verrons. J’ai écrit au c[ardinal] Pitra que, dans la situation qui va être faite aux Ordres religieux en Italie, je consentirais à prendre des novices, s’il s’en présentait qui voulussent venir en France de tous ceux qui vont être chassés des couvents italiens.
Adieu, très cher. Vous êtes tous des misérables de ne pas écrire.

