Je n’ai qu’une petite minute, mon enfant, pour vous dire toute la part que je prends à vos angoisses. Que Dieu vous donne toujours force et courage! Qui eût dit que M. de Tessan(1) serait à Vichy pour aider M. Rousselier à y bien mourir? Dieu sait ce qu’il fait et il aime quelquefois qu’on lui demande des miracles. Si vous n’aviez pas à en demander un, mettriez-vous autant d’ardeur dans vos prières. Ces délais, qui sont une menace de justice pour votre père, sont pour vous une invitation à la perfection de la prière. Je prierai et ferai prier pour votre père; nous ferons une bonne violence à la Sainte Vierge, qui n’en sera pas fâchée.
Adieu, ma fille. Je veux au moins que ce petit mot vous prouve que de bon matin je pense à vos angoisses.

