Bien cher ami,
Je ne sais ce que l’on fait à Paris, je ne reçois rien depuis des siècles. J’aurais voulu une place pour le P. Jérôme aux messageries; impossible. J’aurais voulu qu’ils s’occupassent d’avoir des vocations; impossible. Que voulez-vous? Ils sont malades. Je leur demande des lettres testimoniales pour l’approbation de la règle; impossible(1).
Quant à Nîmes, les choses vont mieux que je n’aurais osé l’espérer, malgré la tristesse du P. V[incent] de P[aul]. Mais il faut laisser passer cela, comme la fureur du P. Augustin(2). Demain, 8, on consacre Sainte-Perpétue. Nous allons avoir du bruit et de la fatigue; toutefois les choses marcheront bien, puisque M. Barnouin est nommé grand-maître des cérémonies.
Je suis bien embarrassé. Le P. Jérôme nous a quittés pour aller passer deux mois à C[onstantino]p[le]. Le P. Hippolyte qui ne peut le sentir, comme lui ne peut sentir le P. Hip[polyte], m’assure qu’il ne reviendra pas. Ne pourriez-vous pas écrire à l’abbé Testa une lettre confidentielle, pour le prier de vous dire toute sa pensée sur le P. Jérôme(3)? Quant à ce que vous me racontez, c’est toujours pour moi du plus haut intérêt. Ecrivez-moi souvent comme cela. Adieu à tous. Seulement tâchez d’économiser pour q[uel]q[ue] temps: 500 francs par mois, c’est un peu cher.
Mille fois vôtre en N.-S.

