Ma chère fille,
J’ai reçu, hier soir, la lettre ci-jointe de M. Grelleau, en même temps que la procuration de M. de Robernier et celle que m’a donnée Soeur M.-Charlotte. La somme que M. de Robernier doit donner à sa fille est de 7.500 francs; je tiens à vous en prévenir. N’oubliez pas de me renvoyer au plus tôt la lettre de M. Grelleau, avec vos explications, si vous avez à en donner.
Je regrette bien vivement de ne pouvoir être à Paris fin juillet. Je ferai ce que je pourrai pour cela, mais sans oser l’espérer. Je comprends toute l’importance de ce Chapitre pour votre Congrégation; mais je dois, moi aussi, m’occuper de la mienne, et c’est juste le temps où il me faudra aller au Vigan. Que je me rends bien compte de vos défaillances(1)! Mais il faut aller et se donner sans autre force qu’un esprit de foi très sec et que Dieu veut bien prendre pour de l’amour.
Le P. Laurent, parti ce matin, se charge de ma réponse à Soeur Marie du Saint-Sacrement(2). Ne croyez-vous pas qu’il soit urgent de vous trouver un peu de repos, pour faire vos préparatifs du Chapitre? Pour moi, si j’étais à la place du P. Picard, je sais bien ce que j’exigerais.
Mille fois vôtre en Notre-Seigneur.

