DERAEDT, Lettres, vol.5 , p. 156

Humilité. – Redites sans cesse à Notre-Seigneur que vous l’aimez par-dessus tout. – Voulez-vous me permettre de vous faire beaucoup de bien?

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DERAEDT, Lettres, vol.5 , p. 156
Orig.ms. ACR, AM 279; D’A., T.D. 37, n. 31, pp. 258-259.

Lamalou, 3 octobre 1864.
3 oct 1864
Lamalou
*Mademoiselle* *Eulalie de Régis* *rue du Chapitre* *Nîmes*.

Vous m’écrivez une bien bonne lettre, ma chère fille, et je vous en remercie bien du fond du coeur. Ne vous tracassez pas. Le lait ne devient du caillé que peu à peu. Il en sera de même de votre persévérance, surtout quand nous serons un peu plus humbles, qualité qui n’est pas parmi vos vertus ordinaires, non plus. Notre-Seigneur aime qu’on lui répète souvent la même chose. Redites-lui donc sans cesse que vous voulez l’aimer par-dessus tout et en tout, que vous voulez surtout l’aimer sans enthousiasme, mais avec foi et constamment. Allons, allons, mettez-vous y tout de bon.

Je disais hier à quelqu’un que, cet hiver, forcé de me reposer, je tâcherais de faire du bien en détail. Voulez-vous me permettre de vous en faire beaucoup? Je ne me rappelle pas très bien ce que j’ai pu dire à Isabelle, mais vous savez bien que je suis sujet à bien des maladresses. J’espère voir votre malade, de vendredi en huit.

Adieu, ma fille. Mille fois vôtre en N.-S.

Je mets sous ce pli quelques mots pour Marie Correnson. Je voudrais que ce fût pour vous une occasion de la voir. Joséphine vous parlera de ma santé. Lamalou m’aura fait, je l’espère, du bien.