Monseigneur,
Je suis tout heureux de faire ce qui vous est agréable. Vous fixerez vous-même la diminution à faire pour les jeunes Spadaro(1). Seulement, il est bon que vous sachiez que déjà ils en ont obtenu une très considérable, puisque la pension ordinaire est de 800 frs plus les accessoires.
Je vais m’occuper de l’affaire de votre église(2). Espérons que nous obtiendrons quelque chose.
Plus j’y songe, plus je regrette que vous n’ayez pas cru devoir accepter les propositions du Crédit belge(3). Je vous assure que nous nous serions arrangés pour que vous n’eussiez pas à payer plus que le 6 pour cent d’intérêt.
La France traverse, en ce moment, une crise financière plus terrible qu’on ne le dit. On assure que cela passera au printemps. Au printemps, nous aurons la guerre très probablement et presque certainement des tentatives de schisme. Du reste, l’opinion universelle est que l’Empire s’écroule. Ce qui se passe dans les sphères supérieures d’immoralités domestiques passe toute idée.
Je suis avec la plus profonde reconnaissance pour toutes vos bontés, Monseigneur,
de Votre Excellence, le très obéissant serviteur.

