DERAEDT, Lettres, vol.5 , p. 238

13 jan 1865 Nîmes PICARD François aa

Une lettre du P. Tissot. – Le P. Brun se plaint de Paris. – Nous tirons le diable par la queue. – L’encyclique. – Une lettre de notre évêque. – Ma santé est loin d’être fameuse. – Le départ du P. Jérôme.

Informations générales
  • DR05_238
  • 2438
  • DERAEDT, Lettres, vol.5 , p. 238
  • Orig.ms. ACR, AE 193; D'A., T.D. 25, n. 193, p. 152.
Informations détaillées
  • 1 CELEBRATION DE LA MESSE PAR LE RELIGIEUX
    1 CRITIQUES
    1 DEPARTS DE RELIGIEUX
    1 EMBARRAS FINANCIERS
    1 ENCYCLIQUE
    1 GOUVERNEMENT
    1 HONTE
    1 SANTE
    2 BAILLY, VINCENT DE PAUL
    2 BAROCHE, PIERRE-JULES
    2 BRUN, HENRI
    2 DEMETRIADES, JEROME
    2 PLANTIER, CLAUDE-HENRI
    2 TISSOT, PAUL-ELPHEGE
    3 NIMES
    3 PARIS, RUE FRANCOIS Ier
  • AU PERE FRANCOIS PICARD
  • PICARD François aa
  • Nîmes, 13 janvier [18]65(1).
  • 13 jan 1865
  • Nîmes
La lettre

Bien cher ami,

Voici une lettre du P. Tissot. Inutile de vous dire que le courrier apportait en même temps des lettres du P. Brun se plaignant de Paris, comme de coutume(2). Ce pauvre Paris, il a de bonnes épaules et sur les épaules un fameux manteau de caoutchouc, pour laisser passer les avalanches de plaintes. Aussi voyez comme je deviens homme d’expérience, je ne vous en ferai plus.

Ici rien de nouveau, sinon que nous tirons le diable par la queue, mais on se fait à tout. L’encyclique grandit ici tous les jours. Vous verrez un de ces quatre matins une lettre de notre évêque assez conditionnée(3). Je crois que l’effet moral est produit et que les gouvernants en seront pour leur courte honte. Ma santé est loin d’être fameuse, au contraire. Enfin, je ne suis pas mort. Le départ du P. Jérôme nous oblige le P. V[incent] de Paul et moi à biner tous les dimanches.

Adieu, et tout à vous.

E.D'ALZON.
Notes et post-scriptum
1. On peut, à la lecture de la date, hésiter entre *13* et *17* janvier.
2. Paris laisse les lettres sans réponse, ne fait pas les commissions qu'on lui confie...
3. La lettre du 6 janvier de l'évêque de Nîmes au ministre Baroche "Sur l'interdiction dont le gouvernement français a frappé l'Encyclique et le Syllabus du 8 décembre 1864" (PLANTIER, *Instructions...*, IV (1867), pp. 485-490).