DERAEDT, Lettres, vol.5 , p. 253

Un séjour dans une pension à arranger pour une dame. – Nos maîtresses d’école pour la Bulgarie. – Le P. Jérôme. – Pourquoi l’abbé Darauni ne s’est-il pas arrêté à Nîmes?

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DERAEDT, Lettres, vol.5 , p. 253
Orig.ms. ACR, AO 172; D’A., T.D. 40, n. 16, pp. 54-55.

Nîmes, le 18 février 1865.
18 feb 1865
Nîmes
Evêché de Nîmes

Mon bien cher ami,

Je viens vous demander un service. N’y a-t-il pas toujours à la Blancarde un couvent de religieuses qui reçoit des dames pensionnaires? Une dame, qui a une fille dont l’épaule gauchit un peu, voudrait lui faire suivre le traitement de la maison Dubreuil(1)en la confiant à ces religieuses. Est-ce possible? A quelles conditions? Je m’en rapporte à vous pour le prix; cela ne fait pas question.

L’oeuvre d’Orient s’étend ici tout doucement. Nous organisons nos maîtresses d’école pour la Bulgarie, et je crois que nous en aurons assez. Mes sévérités à l’égard des Grecs persévèrent. Le prêtre de Constantinople qui nous avait quittés, après être allé à Rome, retourne à Marseille. Où ira-t-il de là? L’abbé Darauni, à qui la Propagande avait donné des lettres pour quêter, a brûlé Nîmes. Pourquoi cela(2)? Il s’est arrêté à Montpellier. Je n’y comprends rien.

Adieu et mille fois tout vôtre en Notre-Seigneur.

1. L’établissement de soins du Dr Philippe Dubreuil-Chambardel, médecin orthopédiste, se trouvait dans le quartier de la Blancade à Marseille (note ajoutée en avril 2001). 2. Parce que, sans doute, il n’ignore pas les raisons personnelles de mécontentement du P. d’Alzon à l’égard des Orientaux (v. *Lettre* 2451).