DERAEDT, Lettres, vol.5 , p. 349

Une lettre pour Juliette. – Je compte passer une dizaine de jours à Nîmes. – Notre oeuvre de Bulgarie se développe. – Pour meubler votre solitude: prière et lectures pédagogiques.

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DERAEDT, Lettres, vol.5 , p. 349
Orig.ms. ACR, AP 396; D’A., T.D. 34, n. 43, pp. 94-95.

Le Vigan, 26 juin [18]65.
26 jun 1865
Le Vigan

Je ne sais si la lettre, que j’ai fait mettre à la poste ce matin pour Juliette(1), lui sera arrivée à temps. Ma bien chère fille, je compte dans tous les cas sur votre obligeance pour la lui faire parvenir.

Je compte aller passer une dizaine de jours à Nîmes, et y arriver jeudi matin ou jeudi soir. J’espère bien vous voir alors et vous faire tout le bien dont je serai capable. Notre petite oeuvre de Bulgarie se développe tout doucement; le noyau en est admirable. Il y a chez ces bonnes filles une simplicité d’obéissance et de foi qui fait un peu rougir certaines hésitations.

Je ne suis pas étonné de l’effroi que peut vous causer votre solitude; toutefois, vous pourrez l’employer à prier un peu plus. Tâchez aussi de faire quelques lectures, qui vous aident à diriger les petites idées naissantes d’Amélie et d’Emile. Il y a là bien des questions sur lesquelles il faut vous appliquer à leur donner des idées justes.

Adieu, ma chère fille. A revoir sous très peu; sans quoi, je vous dirais écrivez-moi bientôt. Mille fois vôtre en Notre-Seigneur.

1. Juliette Combié, sa soeur.