Mon cher ami,
Reposez-vous. J’avais peur que votre santé ne souffrît trop de vos sermons. Il ne faut pas la compromettre trop, je vous en prie. Quant [à] moi, il me semble que je vais mieux. Monseigneur me fait dire d’aller à Nîmes chauffer les élections, je reste au Vigan. La supérieure me propose d’aller à Paris, je reste au Vigan. Mes pénitentes m’écrivent que si je vais à la distribution des prix, elles ne viendront pas me voir, je reste au Vigan. Je prends les grands moyens ou bien je deviens têtu.
[La] Soeur Marie-Madeleine est arrivée. Elle produit un très bon effet, et j’espère qu’elle fera du bien. Je garde pourtant l’autorité dans la maison, parce que je pense que si les religieuses de l’Assomption ne vont pas en Bulgarie, ce sera à nos Pères à les gouverner. Il [a] fallu la bonté de Mgr Brunoni pour ne pas se brouiller avec moi, après l’affaire d’Andrinople. Enfin, Dieu soit béni de tout!
Vous ne m’avez pas répondu un mot sur l’affaire d’Escures(1). Dites au P. Laurent que j’ai une Oblate qui guérit radicalement les rhumatismes. Nous causerons de l’affaire de Londres qui est bien belle. Le P. Brun vous a-t-il écrit? Sa dernière lettre remonte au mois d’avril(2).
Adieu, et tout à vous en N.-S.

