DERAEDT, Lettres, vol.5 , p. 444

Je n’ai plus vu M. Couderc. – Soeur Madeleine-Eugénie. – Mes observations sur les Soeurs ne gênent en rien votre liberté d’agir.

Ma chère fille,

Je n’ai plus vu M. Couderc, je l’attends et je traîne tant que je puis. Inutile de venir ici si vous êtes souffrante. Quant à Soeur Mad[eleine]- Eug[énie], je ne vous ai fait donner mon avis que pour que vous le connaissiez, car en dehors de ce que je crains, je n’ai aucune objection à faire contre cette bonne fille, qui se posait un peu trop avec la mission de relever la maison de Nîmes, et c’est ce que je ne voulais pas accepter. De ce que l’on y garde quelques petites filles sottes et peu intelligentes, il ne s’ensuit pas que les maîtresses y soient des filles de peu de valeur et que Soeur Mad[eleine]-Eug[énie] doive se poser en réformatrice. Je suis très content de Soeur M.-Gabrielle, je ne vois aucune raison de la diminuer et de l’amoindrir.

Adieu, ma fille. Je n’ai que le temps de vous dire cela aujourd’hui.

Tout vôtre en Notre-Seigneur.