Je crois bien que c’est après-demain que vous célébrez votre principale fête(1), ma bien chère fille, et je vous la souhaiterai en disant la messe pour vous et en demandant à Notre-Seigneur de vous rendre plus complètement sienne par un amour toujours plus pur.
M. Léopold Couderc, frère du chanoine qui vient de mourir, m’a dit qu’il était résolu à faire des sacrifices pour continuer l’oeuvre de son frère(2). En voudriez-vous, et dans quelles conditions? Il paraît qu’il ne serait pas fâché de nous y voir. Si vous n’en voulez pas, peut-être, – ce n’est qu’un peut-être hypothétique – le prendrai-je pour les Oblates.
Je compte être à Paris le 27, au plus tard, peut-être plus tôt de vingt- quatre heures. Adieu, ma fille. Quoique bien portant, je tiens aujourd’hui difficilement la plume. Mille fois à vous. Priez Notre-Seigneur de me convertir, comme je sens devoir le faire.

