DERAEDT, Lettres, vol.6 , p. 104

26 jul 1866 Nîmes CHAUDORDY_ANGELINA

Faire contribuer vos ennuis de santé à votre bien spirituel. – Demander à Dieu qu’il écarte les graves événements qui se préparent. – Merci de tout ce que vous faites pour Soeur Louise.

Informations générales
  • DR06_104
  • 2841
  • DERAEDT, Lettres, vol.6 , p. 104
  • Orig.ms. ACR, AM 49; D'A., T.D. 37, n. 14, p. 25.
Informations détaillées
  • 1 DEVOTION
    1 MALADIES
    1 PRIERE DE DEMANDE
    2 CHAUDORDY, MADAME
    2 CHAUDORDY, VALENTINE
    2 CORRENSON, EMMANUEL-MARIE
    2 DAMENNE, LOUISE
    3 NIMES
    3 SETE
    3 VIGAN, LE
  • A MADEMOISELLE ANGELINA CHAUDORDY
  • CHAUDORDY_ANGELINA
  • Nîmes, 26 juillet [18]66.
  • 26 jul 1866
  • Nîmes
La lettre

J’ai reçu hier matin, en arrivant, votre bonne lettre, ma chère enfant; je viens vous en remercier et vous dire toute ma tristesse de vous savoir malade. Marie Correnson, qui est venue ce matin, a été elle aussi, à ce qu’elle m’a dit, indisposée. L’air de Cette n’a été, il paraît, bon ni à l’une ni à l’autre. Je voudrais bien du moins que votre vertu se trouvât bien de toutes les petites contrariétés que votre santé vous donne. C’est ce que je demande à Dieu du fond du coeur pour vous. Nous touchons à une époque très grave, où de grands événements peuvent se préparer. Demandons à Dieu qu’il les écarte, mais pour cela, ma chère petite, souvenons-nous qu’il le faut demander dans un grand esprit de ferveur, de pénitence, d’humilité, d’amour et de prière.

Je regrette d’être à Nîmes, tandis que vous n’y êtes pas, d’autant plus que ne devant être ici que le 8 septembre, nous aurons passé deux mois sans nous voir. Au moins que votre séparation ne vous empêche pas d’approcher des sacrements et de vous porter avec exactitude à tous vos exercices de piété. Nous avons ici d’assez fortes chaleurs et je trouve une différence assez forte entre l’air de Nîmes et celui du Vigan.

Je vous remercie de tout ce que vous avez fait et de tout ce que vous ferez pour Soeur Louise(1). Marie Correnson l’avait un peu prise sous sa protection. Si cela ne vous est pas trop difficile, je vous serai très reconnaissant d’en faire autant; mais Marie avait pour cela une liberté que vous n’avez peut-être pas.

Adieu, ma bien chère fille. Tout à vous, avec une bien tendre affection en Notre-Seigneur.

E.D'ALZON.
Notes et post-scriptum
Mille choses à Valentine et mes hommages à Mme Chaudordy, si elle n'a pas peur qu'ils tendent à la conduire au couvent.1. A Sète, où cette religieuse Oblate s'est trouvée en même temps qu'Angélina et que Marie Correnson (v. *Lettres* 2825 et 2829).