DERAEDT, Lettres, vol.6 , p. 233

3 apr 1867 Nîmes MILLERET Marie-Eugénie de Jésus Bhse

Je ne vais pas à Rome. – Mère M.-Gabrielle a vraiment trop à faire. – Je cherche à me convertir et ai toujours plus d’ardeur pour votre sanctification.

Informations générales
  • DR06_233
  • 2981
  • DERAEDT, Lettres, vol.6 , p. 233
  • Orig.ms. ACR, AD 233; D'A., T.D. 23, n. 919, pp. 245-246.
Informations détaillées
  • 1 CAREME
    1 COLLEGE DE NIMES
    1 CONVERSION SPIRITUELLE
    1 DIRECTION PASTORALE DU DIOCESE DE NIMES
    1 EFFORT
    1 EMPLOI DU TEMPS
    1 ENERGIE
    1 ENFANTEMENT DES AMES
    1 GLOIRE DE DIEU
    1 OBLATES
    1 VOYAGES
    2 BERTHE, MARIE-JULIE
    2 BOUCARUT, JEAN-LOUIS
    2 CABRIERES, ANATOLE DE
    2 COURCY, MARIE-GABRIELLE DE
    2 HUMMEL, MARIE-PAUL
    2 PLANTIER, CLAUDE-HENRI
    3 NIMES, DIOCESE
    3 ROME
    3 SEDAN
  • A LA MERE MARIE-EUGENIE DE JESUS
  • MILLERET Marie-Eugénie de Jésus Bhse
  • Nîmes, 3 avril 1867.
  • 3 apr 1867
  • Nîmes
La lettre

Je vous croyais à Sedan, ma chère fille, et, au milieu de votre visite, je ne voulais pas vous déranger. Il y a, en effet, un siècle que je ne vous ai écrit. Vous ai-je dit que je n’allais pas à Rome et que l’évêque m’avait remercié de renoncer à ce voyage, mais c’est parce qu’il compte que je ne bougerai pas de Nîmes ou, du moins, du diocèse. M. Boucarut devient vieux, et il faut quelqu’un un peu vivant pour faire les affaires; non pas que je croie bien nécessaire d’agir, quand l’évêque est loin, – car, dès qu’il n’est plus à Nîmes, je ne parais plus au Conseil, – mais il est tel fait où il faut prendre une décision prompte et où la présence de quelqu’un un peu énergique est indispensable.

J’ai à vous parler de la Mère M.-Gabrielle; elle a réellement trop à faire. Soeur M.-Paul m’a conté, l’autre jour, ses doléances à cet égard. Supérieure, maîtresse du pensionnat, économe, dépensière – Soeur M.-Julie est incapable – chargée des parloirs, tout cela finit par la faire ployer sous le faix. S’il vous est possible de lui donner une aide, ce sera une bien bonne chose. Je vois avec plaisir que Soeur M.-Paul se met à aimer beaucoup la Mère M.- Gabrielle et que, réellement, son esprit change du tout au tout. Je voudrais bien que cette disposition se maintînt. Je n’ose trop l’attirer, et cependant je ne sais si l’abbé de C[abrières] lui fait du bien. Il y a eu (on a dû vous le dire) une instruction funeste de ce pauvre abbé. Peut-être a-t-on exagéré. Dans tous les cas, la Mère M.-Gabrielle lui a très bien parlé.

Je cherche à me convertir depuis le commencement du Carême. Il me semble que cela vient, mais il faut encore des efforts et de très grands efforts. Je vous demande des prières. Il me semble que j’ai toujours un peu plus d’ardeur pour votre sanctification, et je demande bien à Notre-Seigneur de vous rendre bien sainte par la possession de vous-même, le support et l’enfantement des âmes, l’amour de tout ce qui peut contribuer à la gloire de Dieu. Adieu, bien chère fille. Priez, mais bien fort, pour moi.

E.D'ALZON.
Notes et post-scriptum