Je me permets, ma chère fille, de vous adresser ces quelques lignes, en vous priant de remettre la lettre ci-jointe à Soeur Marie-Rose. Votre Mère m’écrit d’Ems et semble assez préoccupée de ce qu’on lui a dit sur l’état de son coeur(1). Vous comprenez combien je suis préoccupé moi-même. Je n’ose pas interroger votre Mère, mais si vous savez quelque chose sur ce qu’il y a de vrai dans cette disposition, je vous conjure de me le dire franchement. Je suis moi-même, non pas souffrant, mais fatigué(2). Un repos prolongé arrangerait bien des choses. Pardon, ma fille, de vous demander un peu de votre temps, mais vous comprenez ma préoccupation.
Bien vôtre en Notre-Seigneur.

