DERAEDT, Lettres, vol.6 , p. 400

Des zouaves, des zouaves et encore des zouaves. – Soeur Nathalie. – Chez les Oblates.

Mon cher ami,

Il faut des zouaves, des zouaves et encore des zouaves: 1° pour le Pape; 2° pour l’effet prodigieux produit par les enrôlements à Rome et à Paris. Leur départ est une victoire, donc enrôlez-en. L’important est le certificat sérieux des curés. Pas besoin de passe-port, pourvu qu’on ait un livret d’ouvrier pour Marseille. Vous avez bien fait de mettre le marché en main à Soeur Nathalie(2).

Il faut combiner les choses pour être le mercredi soir, ou le vendredi soir, ou au plus tard le samedi matin à Marseille. On part le jeudi dans la journée ou le samedi, à 10 heures du soir. Le P. V[incent] de P[aul] a eu un vilain temps; il a vu 1.500 prisonniers garibaldiens, parmi lesquels des Français(3). Vos deux jeunes gens m’ont laissé votre lettre, je ne les ai pas vus(4).

On cherche une place à l’Irlandaise(5). La Mère Emmanuel n’a pas répondu, parce qu’elle redoute les empiètements de Soeur Mélanie. Nous avons ici deux postulantes, que nous vous enverrons bientôt; elles travaillent beaucoup, sinon très bien. Nous attendons deux excellentes ouvrières, très instruites.

Adieu et envoyez des zouaves.