Cher ami,
On vous attend lundi prochain; seulement on me dit que le convoi passe à Montpellier une heure plus tôt. Il vous faudra vérifier si c’est vrai pour ne pas être en retard.
Le fourrage se vend ici des prix extrêmes, 7 f. 50 le plus mauvais. Voyez s’il y aurait économie ou bénéfice, s’il ne se vend pas au Vigan, d’en envoyer à Montmau par les charrettes qui viendront charger le vin. Jean(1) a mal aux yeux. La sécheresse est incomparable, le temps superbe. Portez-vous bien. Mille choses au noviciat et aux Oblates. Addio.

