Mon cher ami,
Je pense vous arriver lundi. Si quelque malheur arrivait(1), écrivez-moi par le télégraphe, Montagnac, bureau restant; on me remettrait aussitôt la dépêche et je vous arriverais par le train suivant. Remerciez Allemand d’avoir cru bien faire en s’adressant à M. de Cabrières, mais je le conjure une fois pour toutes de ne pas s’adresser à d’autres qu’à moi(2). Je prévois des tripotages pénibles. Il serait bien mieux qu’une fois pour toutes on s’adressât à moi; sinon, vous verrez.
Ces jours-ci je ne vais pas bien, mais vous m’aurez lundi, à moins d’empêchement absolu. Vous pourriez le faire dire à l’évêché, en chargeant Allemand de prier M. de Cab[rières] de ne rien dire jusqu’à ce qu’il m’ait vu. Voilà tout. Le P. Hippolyte est parti ce matin. Je vous embrasse, quoique avec des nerfs assez agacés par le vent.

