DERAEDT, Lettres, vol.7 , p. 70

La fête de l’Espérou. – Un petit trio d’opposition.

DR07_070
3302
DERAEDT, Lettres, vol.7 , p. 70
Orig.ms. ACR, AK 183; D’A., T.D. 33, n. 193, pp. 118-119.

Nîmes, 12 mai [18]68.
12 may 1868
Nîmes

Cher ami,

Je suis bien heureux de ce que vous m’apprenez de l’Espérou(1), nous tâcherons de soutenir cette oeuvre. Le Cigal va avoir un curé au premier jour. Soeur Marthe est arrivée. Soeur Louise, Soeur Augustine et Soeur Félicité forment un petit trio d’opposition, qui prend des proportions assez sérieuses. Je commence à parler très clair et je pousse la supérieure à se poser catégoriquement. Cela même peut éviter bien des misères.

Je prie pour la personne sérieuse dont vous m’avez parlé, nous en avons bien besoin. M. de Surville n’est pas mort. On dit qu’il peut traîner encore q[uel]q[ue] temps(2).

Adieu, bien cher ami. Tout vôtre. Demandez à un novice le récit de la fête de l’Espérou; s’il le faut, on l’arrangera ici.

1. La bénédiction de la chapelle de N.-D. de Bonheur avait été faite le dimanche 19 mai par le curé de Valleraugue parmi un grand concours de peuple et en présence de nombreux membres du clergé (lettre du P. Hippolyte du 11 mai). Les novices du Vigan s’étaient chargés des préparatifs de la cérémonie. Un écho signé P.V. signala l’événement dans la *Semaine religieuse de Nîmes* du 24 mai. 2. La *Semaine religieuse de Nîmes* publia dans son numéro du 19 juillet 1868, un extrait de l’éloge funèbre de M. de Surville par M. de Larcy. – M. de Surville avait exercé divers mandats politiques. Il avait été élu notamment au Conseil général du Gard en 1848 et à l’Assemblée législative en 1849.