Au P. Barthélemy Lampre.
Mon bien cher ami,
Je vous plains de toute mon âme de votre état souffrant. Pour moi, je suis à Bordeaux à prêcher une retraite par une chaleur de 50 à 60 degrés, dit-on. Vous figurez-vous cela? Encore si l’on pouvait faire un peu de bien! Soignez-vous, je vous en prie, et ne faites pas surtout comme le Fr. Benjamin. Dites aux Oblates qu’on nous fait espérer de nombreuses vocations à Bordeaux; nous verrons bien. Je suis tout heureux de la lettre vizirielle, dont vous avez eu la bonté de m’envoyer une copie(1); c’est une très utile chose et qui nous servira au besoin.
Dites au P. Galabert que la semaine dernière je ne lui ai point écrit, mais que les deux semaines précédentes je lui avais écrit et mis dans chacune de mes lettres quelques lignes pour Soeur Thérèse; il pourra vérifier si ces lettres lui sont parvenues. Quant à la semaine dernière, on a dû lui expédier de Nîmes un pli du P. Vincent de Paul, où on racontait une conversation avec Mgr Jacobini(2) et une autre avec Mgr Brunoni.
Adieu, cher ami. J’ai peine à tenir la plume à cause de l’agitation de mes nerfs causée par la prédication. Mille fois à vous en N.-S.

