J’arrive de Lourdes, mon cher ami, et je vous renvoie la lettre de M. Halluin. Je vous autorise à traiter l’affaire comme vous l’entendrez(1). Le meilleur serait peut-être qu’il profitât de la bonne volonté de ses collaborateurs, pour venir passer un an au noviciat, qu’il ferait soit au Vigan, soit à Nîmes, soit auprès de vous. Puis nous lui donnerions un de nos religieux; puis il reviendrait, aux yeux du public ayant le titre de supérieur, dans l’intérieur obéissant pour la seconde année encore à l’un des nôtres. N’avais-je pas raison de vous écrire que le noviciat à Paris serait bien utile? Quant à moi, je le voterai des deux mains. Il est sûr qu’il faudra que M. Halluin passe quelque temps au noviciat du Vigan pour les questions de coutumes, de règle matérielle, mais ne serait-il pas mieux à Paris, supposé que cela pût s’arranger? Si le Corse(2) nous reste, nous vous céderions le P. Pierre-Baptiste, point prédicateur, mais très saint, très doux, très régulier, de très bonne tournure.
Je vous réserve une petite pierre, que j’ai prise juste à l’endroit où la source de la grotte de Lourdes a jailli. Allez à Arras, amenez M. Halluin, j’approuve tout.
Mille fois vôtre en N.-S.

