Cher ami,
Montmau donne 220 muids environ, les acheteurs se présentent. Emmanuel de Roussy(1) qui s’y entend me pousse à vendre. Je vous réserve 50 muids, le meilleur. Si tout se vendait, nous aurions peut-être 110 francs du muid; avec cette séparation il n’est pas possible qu’on y monte. Le marchand de Vienne, Galland, a fait demander. Son commissionnaire trouve le vin moins bien que l’an dernier. Avez-vous besoin de 50 muids? Si oui, écrivez par le télégraphe: Gardez cinquante, vendez le reste; si non, écrivez: Vendez tout. Il y a bien 70 muids ou deux foudres, qui sont presque aussi beaux que les 50 premiers. Les voulez-vous? Répondez par le télégraphe, à moins que vous ne calculiez que votre réponse écrite peut m’arriver lundi matin.
Adieu et tout à vous.

