Mon cher ami,
Je vous ai écrit ce matin. Votre lettre m’arrive, et je vous réponds. Les beaux esprits se rencontrent. J’avais pensé à envoyer le P. V[incent] de P[aul] à Arras(1). S’il veut y aller, j’en serai ravi, seulement jusqu’au 1er décembre, où il s’apprêtera à partir pour Rome. Monseigneur fera son traitement jusqu’à ce qu’il soit nommé officiellement aumônier du bataillon d’Albiousse.
La conduite du P. Hippolyte est un peu suffocante, s’il est vrai qu’il ait promis 10.000 francs pour le 15, comme Combié me l’a encore affirmé ce matin. Il est vrai que le P. Laurent affirme, lui aussi, que vous aviez promis d’envoyer quelque chose, mais je n’insiste pas. Seulement il restera établi: 1° que je ne dois pas me mêler des affaires d’argent; 2° que dans tous les embarras ce sera moi seul qui devrai porter tout le poids. Dans ce cas, je vais reprendre mes revenus pour en faire tel emploi que je jugerai à propos.
Le banquet des anciens élèves a été très beau(2) et surtout fécond en bons résultats. J’en espère beaucoup à cause de l’excellente disposition de ceux qui y sont venus.
Adieu, cher. Je vous laisse. Tout vôtre en N.-S.

