DERAEDT, Lettres, vol.7 , p. 186

Condoléances.

DR07_186
3432
DERAEDT, Lettres, vol.7 , p. 186
Orig.ms. ACR, AN 101; D’A., T.D. 38, n. 101, p. 239.

Nîmes, le 8 novembre 1868.
8 nov 1868
Nîmes
Evêché|de Nîmes
*Madame la ctesse d’Escures* *château du Gué-Robert par Tigy* *Loiret*.

J’apprends par M. de Courtois, ma bien chère fille, le coup affreux qui vient de vous frapper(1), et je viens mêler mes regrets à tous les vôtres. Moi qui, mieux que personne, connais la profondeur de votre coeur, je sais tout ce qu’il doit souffrir. Je suis bien sûr, il est vrai, que vous souffrez en chrétienne, mais pour être résignée, les larmes n’en sont pas moins amères. Je vous recommande à la mère des douleurs. Vous aussi vous avez votre Calvaire.

Je ne vous ai point visitée quand vous étiez heureuse, mais si vous êtes au Gué-Robert vers la fin de janvier ou dans les premiers jours de février, j’irai vous faire une visite de vieux père et de vieil et bien tendrement dévoué ami.

1. La mort de son mari, le comte de Gaillard d’Escures. M. Raymond de Courtois est le beau-frère de la comtesse.