DERAEDT, Lettres, vol.7 , p. 220

Voeux de fête – Vous avez raison : si c’était à refaire, notre vie s’arrangerait autrement – Puissions-nous employer pour le mieux ce qui nous en reste.

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DERAEDT, Lettres, vol.7 , p. 220
Orig.ms. ACR, AD 1505; D’A., T.D. 24, n. 1004, p. 43. .

Montauban, le [15] janvier 1869(1).
15 jan 1869
Montauban
Evêché de Montauban

Je n’ai qu’une minute, ma bien chère fille, mais je veux vous souhaiter votre fête(2). Demain, à Bordeaux, je dirai la messe pour vous et je demanderai à Notre-Seigneur de graver sa perfection dans votre âme. Vous avez bien raison dans votre dernière lettre; si c’était à recommencer, notre vie s’arrangerait autrement(3). Mais du moins ce que Dieu nous en laisse encore peut être employé pour le mieux. C’est ce que je désire de toute mon âme.

Adieu, ma chère fille. Je serai au Mans mercredi matin.

Tout vôtre en Notre-Seigneur.

Si je ne suis pas trop fatigué, le 30 je serai à Paris.
1. Le manuscrit porte *le 11 janvier* mais c’est le 15 que le P. d’Alzon arriva à Montauban. 2. Le deuxième dimanche après l’Epiphanie, fête du Saint Nom de Jésus, était le 17 janvier en 1869. 3. Le 1er janvier, le P. d’Alzon avait exprimé à Mère Marie-Eugénie sa contrition de l’avoir fait souffrir. Lui répondant le 9, Mère Marie-Eugénie en faisait autant et ajoutait : « Enfin, si la vie était à refaire, n’est-ce pas, mon Père, qu’on tâcherait de la mieux refaire? »